Étretat
15 août 2013
Nous nous offrons une petite virée sur la côte normande, par une belle journée estivale. Evidemment, venir à Étretat un 15 août, n'était peut-être pas l'idée la plus judicieuse si nous voulions éviter la foule, mais bon, on ne peut pas penser à tout. Prendre le chien n'était pas une bonne idée non plus. On apprend de ses erreurs.
Naguère modeste village de pêcheurs, Étretat est devenue une station balnéaire de renom. Située au nord du Havre, sur le littoral de la Manche en pays de Caux. L'aspect monumental de ses falaises de craie blanche et ses plages de galets grisâtres en ont fait un des hauts lieux du tourisme.
Des peintres comme Gustave Courbet, Eugène Boudin ou Claude Monet ont beaucoup contribué à sa notoriété. Des écrivains comme Gustave Flaubert ou Guy de Maupassant ont été des fidèles du lieu tandis que Maurice Leblanc, qui y vécut, contribua au mythe d'Étretat grâce à une aventure d'Arsène Lupin intitulée « L'Aiguille Creuse».
Les halles d'Étretat sont une reconstitution de halles traditionnelles en bois, exécutée en partie avec des matériaux anciens, qui proviendraient pour certains d'une grange de Brionne. Une plaque commémorative des deux guerres mondiales rappelle qu'il y eut à Étretat un hôpital militaire.
Initialement, une ferme avec mare, canal et petit pont, occupaient la place. Suite à des pluies torrentielles répétées, la mare fut comblée et devint la place du marché où s'élevèrent bientôt de petites cabanes de bois. En 1926, la municipalité décida la construction de halles par les Compagnons de la Manche. Ces halles abritent aujourd'hui des boutiques de souvenirs et autres babioles.
Le manoir de la Salamandre est caractéristique d'une habitation citadine du pays d'Auge. Elle se trouvait jadis à Lisieux et fut démontée de son emplacement d'origine en 1889 pour être rebâtie ici. En fait, le nom même de manoir semble avoir été usurpé, car le manoir de la Salamandre correspondrait à un autre logis de Lisieux, aujourd'hui disparu.
L'occupation humaine du site remonterait à l'Antiquité. Cependant, on ignore tout des détails de la vie et du rôle tenu par le village, et même son nom ancien. Durant la période gallo-romaine, Étretat était reliée à Lillebonne (Juliobona) par une voie romaine. L'activité a toujours dû être liée à la pêche, avant son développement en tant que station balnéaire au XIXe et la disparition des pêcheurs à la fin du XXe siècle.
Encerclée par ses falaises, la plage d'Étretat est relativement protégée des vents dominants et l'amplitude de la marée ne s'y fait pas trop sentir. La présence exclusive de galets rend assez malaisée la promenade sur la plage. Cependant, ces galets sont un rempart naturel nécessaire à la protection du littoral. En effet, ils y contribuent en jouant le rôle d'un « amortisseur à vagues », tout comme le ferait un empierrement artificiel.
Au sommet de la falaise amont, se dresse la silhouette de pierre de la chapelle Notre-Dame-de-la-Garde, protectrice des pêcheurs. L'édifice actuel succède à une chapelle du XIXe siècle, détruite pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Le Trou à l'Homme, la Porte Aval et l'Aiguille Creuse. C'est une rivière côtière souterraine parallèle à la plage qui a creusé son lit dans la falaise avant le recul du littoral. L'aiguille, haute de 55 m, est le vestige de cette falaise primitive, constituée d'un calcaire plus dur qui a résisté à l'érosion. Ensuite, la mer a élargi les arches, donnant au site l'aspect qu'on lui connait aujourd'hui.
Au fond, se devine Yport et les falaises de Fécamp. La Côte d'Albâtre doit son nom aux quelques 140 km de falaises crayeuses comprises entre l'Estuaire de la Seine et celui de la Somme.
Ancien parc à huîtres crée en 1777 par le marquis de Belvert pour la reine Marie-Antoinette qui en raffolait. Les huîtres ne naissaient pas à Étretat, mais on les y apportait de la baie de Cancale, qui en fournissait cent millions chaque année. Les huîtres séjournaient dans ces bassins plusieurs mois et acquéraient une saveur plus délicate par alternance de l'eau fraîche de la rivière souterraine et de l'eau salée de la mer.
La plage est séparée du village par une longue digue-promenade que l'on nomme le "perrey", terme dialectal signifiant « l'empierré » et qui ne s'appliquait jadis qu'à la partie servant de lieu d'échouage aux bateaux. Cette digue est absolument nécessaire pour protéger la ville des tempêtes, surtout au moment des grandes marées d'équinoxe.
La Falaise d'Amont s'appelait encore il y a moins d'un siècle, la Falaise du Blanc-Trait, à cause de la blancheur de la craie visible du large, à grande distance.
La Chambre des Demoiselles. La légende dit qu'autrefois, un méchant homme, seigneur de Fréfossé, avait fait enlever et enfermer trois jeunes sœurs très belles, dans une grotte près de son donjon qui a maintenant disparu. Se refusant à lui, les trois jeunes filles furent emmurées là. Pendant trois jours et trois nuits, les malheureuses demeurèrent ainsi. Des pêcheurs entendirent des chants doux et plaintifs qui finirent par s'éteindre ... Une vieille femme qui priait sur le galet vit trois formes d'anges qui prenaient leur envol, et depuis ce jour...
La Manneporte est située de l'autre côté de la Porte d'Aval, au bout de la plage de Jambourg. Maupassant prétendait qu'un navire aurait pu y passer dessous toutes voiles dehors. Le nom de "Manneporte" (grande porte), vient de l'ancien français "magne-porte".
L'Aiguille Creuse renfermerait un secret que les rois de France se transmettent depuis Jules César… Et dont Arsène Lupin s'est rendu maître ! La fameuse aiguille contiendrait le plus fabuleux trésor jamais imaginé, rassemblant les dots des reines, perles, rubis, saphirs et diamants…La fortune des rois de France !
Le long tunnel sur lequel s'ouvre le « trou à l'homme » aboutit à la crique du Petit-Port au débouché de la valleuse de Jambourg. Le nom proviendrait d'un marin suédois, seul survivant du naufrage de son navire dû à une violente tempête. Il aurait été projeté par une lame dans cette cavité, assurant du même coup sa survie. On accède au « trou à l'homme » par une échelle de fer, toujours hors-d'eau. De nombreuses personnes s'y laissent piéger, nécessitant l'intervention des pompiers, ou une attente de près de six heures jusqu'à la prochaine marée basse.
La Courtine est une épaisse muraille qui se dresse et avance dans la mer. Un accès y a été creusé vers la plage du Tilleul.
A côté de l'Aiguille Creuse, se tient la Porte d'Aval, immense arcade de silex. Dans Bel-Ami, Maupassant compare l'arche d'Aval à un éléphant trempant sa trompe dans la mer. Tout y est : de la trompe à la tête et des oreilles aux membres de l'animal !
Au fond, après la Porte de la Courtine, on devine le phare et la digue d'Antifer. Le Havre n'est plus très loin.
Sophie souffrant des cervicales en dépit de sa minerve, nous écouterons la sortie et n'iront pas nous balader au pied des falaises, ni au Trou à l'Homme. Priorité aux blessées ! En même temps, en ce début d'après-midi, il commençait à y avoir vraiment du monde à Étretat !
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La France vue du ciel / Survol de France : Photo aérienne de France
Survol de France est une banque de photographie aérienne permettant de visiter la france vue du ciel. Les photos sont classées par département, lieu, photographe et coordonnées GPS. Elles sont ...
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Quelques photos aériennes du site. Personnellement, j'adore !
Eboulement d'une falaise le 18/07/2013, entre Etretat et Le Havre... Quand on vous vous dit que c'est dangereux !