Touraine
Juillet 2013
Séjour estival en Touraine avec cette année, des incursions en Blésois, en Sologne et dans le nord du Berry. C'est un début de vacances essentiellement tourné vers la découverte du patrimoine.
- Château de Châteaudun
- Château de Talcy
- Château de Fougères-sur-Bièvre
- Château de Montpoupon
- Saint-Aignan sur Cher
- Château de Chémery
- Château du Moulin
Le château de Châteaudun
Retour à Châteaudun, cette fois accompagné de Sophie, pour visiter le château de Dunois, le "Bâtard d'Orléans", compagnon de Jeanne d'Arc
Maison de la Vierge (début XVIe), appelée aussi Loge des Portiers parce qu'elle jouxtait la porte d'Abas, porte à herse de la cité mdédiévale. Elle prend appui sur un mur d'enceinte du XIIIe
Vue sur l'imposant donjon cylindrique, seul vestige de la forteresse médiévale. C'est Dunois qui dotera le donjon d'une toiture destinée à asseoir sa puissance, et qui préservera l'édifice des dégradations du temps
Vestige de l'église Saint-Lubin (VIe siècle). C'est le plus vieil édifice religieux chrétien de la ville intramuros. Autrefois dédiée à Saint-Etienne, elle changea de nom quand Saint-Lubin effectua une guérison miraculeuse dans une maison proche (si ce n'est pas de l'opportunisme, ça !)
Le donjon édifié par Thibaut V, comte de Blois, vers 1180 et la chapelle, construite entre 1451 et 1493. Elle fait partie des 12 Saintes chapelles construites par les princes royaux et les rois de France au Moyen Âge. Jean d'Orléans "Dunois", la fait construire pour abriter une relique de la Croix du Christ.
La salle de Justice a conservé son décor du XVIIe. Masquées par un badigeon, les peintures ont été découvertes il y a une dizaine d'années. Louis XIV se rendant à Chambord pour chasser s'arrêtera deux fois à Chateaudun. C'est pour lui rendre hommage que ses emblèmes ont été peints sur les murs
La chapelle basse comprend une quinzaine de statues des saints révérés par Dunois et sa famille, réalisées par les ateliers de la Loire au XVe siècle. La chapelle haute, située au niveau des combles, était réservée aux domestiques et aux soldats.
Le château de Talcy
La seigneurie de Talcy relevait au XIIIe de la Maison Saint-Lazare de Beaugency. En 1576, le domaine passe à Bernard Salviati, banquier florentin qui lui donne sa configuration actuelle. Allié aux Médicis, Salviati est bailleur de fonds de François Ier durant les guerres d'Italie.
La tour-porche du XVIe donne au château un aspect défensif et rappelle que Salviati avait reçu d'autorisation de fortifier sa résidence. Les grandes ouvertures du Premier étage ont été percées au XVIIIe. La galerie du XVIe à arcades en anse de panier, s'inspire de la galerie Louis XII de Blois.
Mignonne, allons voir si la rose,
Qui ce matin avait desclose,
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vesprée,
Les plis de sa robe pourprée.
Et son teint au vostre pareil.
Las ! Voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las ! Las ses beautez laissé cheoir !
Ô vrayment marastre Nature,
Puis qu'une telle fleur de dure
Que du matin jusques au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne,
tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.
Diane, nièce de Cassandre, sera aussi courtisée par un poète, Agrippa d'Aubigné. Protestant, celui-ci avait trouvé refuge à Talcy. Il fait référence à ce château dans quelques-uns des vers de ses Tragiques.
En 1704, le domaine est acquis par une famille d'officiers royaux, qui aménage confortablement le château et crée le jardin.
Le château fut la propriété de Albert Stapfer, ministre Suisse. En 1933, l'Etat français devient propriétaire du château qui dépend désormais du Centre des Monuments Nationaux (ce n'est pas pour autant que l'endroit est fréquenté)
Le château de Fougères-sur-Bièvre
Retour à Fougères-sur-Bièvre pour faire visiter les lieux à Sophie. Nous avons le château pour nous seuls... La seigneurie de Fougères apparaît dans les textes vers 1030, mais c'est après la guerre de Cent Ans que les bâtiments actuels sont construits
L'aile sud fait partie avec l'aile ouest des premières constructions élevées par Jeanne de Faverois, épouse de Jean de Refuge entre 1450 et 1475
Le château fut détruit par les troupes du Prince Noir au début de la Guerre de Cent Ans. Seul restait le donjon. En 1470, Pierre de Refuge, conseiller du prince Charles d'Orléans et trésorier du roi Louis XI, fait du château une véritable forteresse.
De 1814 à 1890, le château est transformé en filature. Acheté par l'Etat en 1932, le château est restauré entre 1933 et 1937
Le château de Montpoupon
Dans la foulée de Fougères, nous poussons jusqu'au château de Montpoupon, situé à 10km de Montrichard, sur la route de Loches.
Le château de Montpoupon dépendait de la Maison d’Amboise jusqu’au milieu du XVe, avant que celle-ci en soit dépossédée par Charles VII, pour complot.
La salle de bain a été crée en 1920, dans une échauguette, en même temps que le chauffage central, l'électricité et le téléphone
Toute une partie du château est consacrée à la vénerie, mais je préfère faire l'impasse dessus, n'ayant pas le goût pour ces pratiques d'un autre âge.
Les anciens jardins, schématisés... Parce que bon, c'est de l'entretien tout ça ! Le plan d'eau, comblé au XIXe, a été recreusé en 2006 en suivant les plans établis en 1773.
Construit par les Poppo, un clan Germanique de l'époque Carolingienne, Montpoupon est au départ une place forte. A la fin du moyen-âge, Montpoupon est reconstruit, après avoir été abandonné à l'issue de la guerre de Cent Ans.
Saint-Aignan sur Cher
Saint-Aignan sur Cher, anciennement appelée St-Aignan en Berry. Pendant la seconde guerre mondiale, la ligne de démarcation passait au milieu du pont.
Le château Renaissance (XVe et XVIe) est encore habité par la famille de La Roche-Aymon, descendants des Beauvilliers, ducs de Saint-Aignan
La collégiale aint-Aignan possède un double clocher, dont le plus récent, qui surmonte le porche de l’église, a été marqué des querelles de la fin du XIXe, il porte encore l’inscription - Liberté Égalité Fraternité
En 1037, Foulques Nerra s'empare de la forteresse primitive, dont seule subsiste aujourd'hui la tour Hagard. Le château est composé d’éléments d'époques allant du XIe au XIXe siècle.
La crypte, plus exactement l'église primitive de Saint-Aignan, abrite des fresques datant du XIIe siècle
Le château de Chémery
Le château de Chémery, situé au centre du bourg, offre des constructions des XIIIe, XVe et XVIe siècles. Le château de Chémery a toujours appartenu à la terre de Saint-Aignan.
Le corps principal a été construit à la Renaissance, sur l’emplacement d’un château du XIIIe, lui-même construit sur une forteresse du XIIe
Le balcon fait office de séparation entre la partie médiévale (à droite) et la partie Renaissance (à gauche). A-partir de 1729, le château devient une ferme et les métayers occupent le rez de chaussée
La façade sur la cour est nettement marquée par la Renaissance, comme en témoignent plusieurs fenêtres ornées de pilastres et de motifs rayonnant
En 1970, la mère d’Alain Souchon acquiert Chémery pour le convertir en résidence secondaire. Lorsque le chanteur connait la gloire, il le rachète à sa mère avec l'idée de commencer à le retaper. La tâche est si pharaonique qu’il se décourage de ses séjours sans confort. Souchon le cède en 1981, à l'actuel propriétaire, architecte.
Le château est entouré de douves recreusées et remises en eau par le propriétaire. Le mur d'enceinte a été reconstruit en 1985.
Le château du Moulin
Construit entre 1480 et 1501 pour Philippe du Moulin, ami de jeunesse de Charles VIII et anobli par ce dernier, à qui il avait sauvé la vie lors de la bataille de Fornoue en 1495
L'apparence de château fort médiéval était davantage destinée à marquer le nouveau rang de son propriétaire qu’à assurer une fonction défensive.
Bâti avec des briques orangées et noires, sur un plan rectangulaire entouré de douves, cette demeure seigneuriale est l'oeuvre de l'architecte de la cour, Jacques de Persigny